Une gifle

Une gifle

Marie Simon

Autrement

  • par (Libraire)
    2 mars 2021

    💖 Coup de cœur 💖

    J'ai été happée par cette histoire, sur les violences familiales.

    Peut on se reconstruire après une enfance violente ?

    L'histoire : Lorsqu’Antoine la rencontre et qu’ils tombent amoureux, c’est comme si le désir venait combler tous les manques. La vie prend les couleurs d’un bonheur simple, c’est le temps d’une ivresse nouvelle et, a ce moment, chacun pense avoir échappé à ses secrets d’enfance.
    Mais bientôt, une tension sourde apparaît, un trouble qui remonte loin dans leurs histoires et qui s’installe. Jusqu’à ce que quelque chose entre eux se fissure et éclate. Et s’il y avait une ligne à ne pas franchir?...


  • 5 février 2021

    Profondément humain.

    Une Gifle est l’autopsie de la violence et de ses séquelles, pratiquée par une Marie Simon à la plume aussi incisive qu’un scalpel.

    Où commence la violence ?
    Dans le premier geste, la première gifle, le premier bleu que l’on cache.
    Mais aussi dans le premier mot, la première injure, le premier cri. Le premier silence, aussi, parfois.
    Qu’elle soit geste ou parole, le résultat est le même : une blessure.
    Durable. Palpable.
    Indélébile.
    Quand elle se renouvelle, s’immisce dans le quotidien, fait partie intégrante de la (dé)construction de la victime, qu’est-ce que celle-ci peut bien en faire, une fois adulte ?

    Antoine grandit noyé dans une violence psychologique qui le balade de silences assourdissants en insultes venimeuses.
    Il se veut différent, forcément meilleur.
    Elle, elle pousse dans la violence physique. Arrosée de coups, nourrie de meurtrissures.
    Elle ne veut plus de ça, jamais, pour personne.

    Les premiers moments de leur vie d’adulte seront brouillons, brouillés, imparfaits mais révélateurs.
    Quand survient la rencontre de ces deux survivants c’est comme une évidence.
    Ils ne se disent pas mais se savent identiques dans le souvenir de la douleur.
    Ensemble ils se sentent enfin entiers. Reconnus. Aimés.

    Antoine et son fils, Oscar, elle et son fils, Mio.
    Ils sont quatre, dans ce foyer que chacun espère carré, et qui, pourtant, ne tourne pas tout à fait rond.
    Parce que la violence laisse des traces. Que l’on suit, ou que l’on rejette, jour après jour.
    C’est une question de volonté, diront certains.
    C’est une question de fatalité, répondront d’autres.
    Finalement, qu’en sera-t-il ?

    Il nous donne sa version.
    Elle nous donne la sienne.
    Et Mio aussi tentera de mettre des mots sur tout ça.
    Sur ce qu’il comprend et sur ce qu’il ressent. Sur ce qu’il voudrait. Pour lui. Pour sa mère. Surtout pour sa mère.

    Une Gifle est un roman qui prend à la gorge. Qui bouscule et qui dérange, parce que vrai.
    Colère et chagrin se disputent le lecteur, tout du long.
    Une Gifle est une histoire qui prend aux tripes. Qui révulse et qui fascine, parce que réelle.
    Empathie et rage agrippent le spectateur, jusqu’à la dernière page.

    Un roman à découvrir, absolument et urgemment !